Qui dit nouvelle version dit changements…

Et le premier n’est pas des moindres, car il s’agit de la logique de mises à jour des versions. En effet en déployant une version 18, Oracle promet une édition majeure par an et des patch régulier tout au long de l’année. Ce nouveau rythme de diffusion permettra de palier au problèmes liés à des mises a jours monolithiques.

Mais ce n’est pas tout, cette édition apporte son lot de nouveautés et d’améliorations de caractéristiques déjà existantes dans la version 12c.

 

Optimisation du traitement de données non structurées :

De plus en plus de donnée non structurée arrivent dans les applications, et en 2018 Oracle l’as bien compris, c’est pour cela que la mise à jour d’Oracle DataBase apporte son lot d’amélioration sur ce point.

Traitement des LOBs

Les LOBs (Large Objects), permettent de stocker des données non-structurées au sein d’un modèle relationnel classique, dans cette nouvelle version Oracle souhaite encourager leur utilisation.

  • Optimisation des requêtes CRUD sur les colonnes contenant des LOBs
  • Utilisation des fonctionnalités lié au LOBs pour les tables in memory et pour le big data SQL
  • Extension du support des Exadata sur les LOBs compressé
  • Extension des ressources maximales autorisées pour les LOBs temporaires à 4kB.

De plus Oracle Database recommande désormais l’utilisation de LOBs dans vos applications.

Cet ajout dans les “bonnes pratiques” permettra une meilleure adoption des LOBs dans les applications.

Requêtes JSON

En 2018, de plus en plus d’applications se construisent autours d’API REST en JSON et cette mise à jour améliore un certain nombre de fonctionnalités liées au traitement de ces données.

  • Possibilité de générer du JSON sur une requête SQL en le spécifiant grâce aux mots clés : TREAT (… AS JSON),
  • La génération de JSON par du SQL peut désormais retourner un LOB (au lieu d’une string),
  • Les requêtes permettant de générer du JSON acceptent un grand nombre de type de données,
  • Pour les données non convertibles en JSON, on peut spécifier des procédures permettant la conversion des données.

De plus, cette mise a jours améliore le traitement des requêtes JSON qui contiennent des données spatiales au-delà de ce que propose déjà GeoJSON, on retrouve notamment le traitement d’objets 2d, 3d, de surface ou encore de solide.

SODA

Oracle souhaite aussi améliorer la gestion de ses tables non-structurées via SODA (Simple Oracle Document Access). SODA permet une interaction avec des collections JSON en C et en PL/SQL via un langage no-SQL spécifique a Oracle.

Les fonctions polymorphes

En version 18c Oracle introduit les fonctions polymorphes, ces fonctions écrites en PL/SQL permettent, contrairement à des fonctions classiques, de spécifier le type de retour en fonction des paramètres.

 

Performances :

ExaData et RAC

Sur les Exadata et le Real Application Clusters (RAC) Oracle Database 18c apporte des modifications qui permettront de réduire significativement le nombre d’annulations à transférer entre les nœuds du RAC. Cette fonctionnalité combinée à un cache de validation local améliore considérablement le débit de certaines charges de travail OLTP.

Avec cette nouvelle version les utilisateurs auront la possibilité d’allouer une partie de la mémoire (SGA) a une table, cette allocation permet à la table de monter automatiquement une partie des enregistrements en mémoire selon leur utilisation.

La haute disponibilité

Oracle Grid Infrastructure, qui se situe au cœur des Real Application Clusters d’Oracle, propose désormais le « Zero Impact Patching ». C’est-à-dire que vous pouvez maintenant réparer chacun des nœuds du logiciel Grid Infrastructure de manière progressive tandis que les bases de données qui s’exécutent sur ce nœud continuent d’être disponibles pour les utilisateurs de l’application.

Sharding obtient également des améliorations dans Oracle Database 18c sous la forme de « User Defined Sharding » et « Swim Lanes ». Les utilisateurs peuvent maintenant spécifier comment les fragments doivent être définis en utilisant soit l’approche gérée par le système, « Hashing », ou en utilisant un modèle explicite défini par l’utilisateur de sharding « Range » et « List ».

Multitenant

Vous pouvez désormais gérer automatiquement les bases de données en attente lorsque vous clonez une base de données principale sur le serveur principal. Cette opération garantit que la PDB, y compris tous ses fichiers de données, est créée sur la base de données en attentes.

Cela simplifie considérablement le processus nécessaire pour fournir une récupération après sinistre pour les PDB conteneuriser.

Il est aussi possible de cloner un PDB à partir d’un Active Data Guard Standby.

Gestion des index et des partitions à chaud

Enfin dans Oracle Database 18c, il est désormais possible de fusionner les partitions en ligne et gérer également les index. Cela complète toute une liste d’opérations de tables et de partitions en ligne qu’Oracle avait introduit dans Oracle Database 12c Release 1 et Release 2.

 

Sécurité

Oracle Database 18c intègre un changement simple qui pourrait avoir un impact important sur la sécurité de certaines bases de données : l’introduction de comptes de schéma unique.

Cette fonctionnalité permet aux schémas d’agir en tant que propriétaires d’objets mais ne permet pas aux clients de se connecter, ce qui peut réduire la surface d’attaque de la base de données.

Un autre changement bienvenu (pour certains utilisateurs de Microsoft) est l’intégration de la base de données Oracle avec Active Directory. Oracle Database 18c permet à Active Directory d’authentifier et d’autoriser les utilisateurs directement sans avoir besoin d’utiliser Oracle Internet Directory.

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